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    "bookSlug": "extraterrestrials-took-me-to-their-planet",
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    "title": "Ma Vie Jusqu’à La Première Rencontre",
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        "text": "Je voulais simplement raconter ce qu'a été ma vie avant ma fantastique rencontre du 13 décembre 1973, pour répondre aux nombreuses personnes qui me demandaient ce que j'avais fait avant et si des événements extra- ordinaires m'étaient arrivés durant mon enfance qui pouvaient laisser présager un tel destin. Je fus surpris moi-même en fouillant dans mes souvenirs, alors que je pensais que rien d'extraordinaire ne s'était produit au début de ma vie, de constater que des scènes ressurgissaient (scènes qui, mises bout à bout, formaient un tout) et que ma vie avait véritablement été guidée pour que je sois ce que j'étais et afin que je me trouve là où je me trouvais le 13 décembre 1973."
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        "text": "J'avais pratiquement terminé d'écrire tout cela lorsque la deuxième rencontre eut lieu. J'ai alors résumé au maximum le texte de mes souvenirs afin de donner la plus grande place au deuxième message et au récit de ce deuxième contact encore plus fantastique que le premier."
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        "text": "Deux ans ! Bientôt deux ans que je m'efforce tant bien que mal de faire rayonner cette vérité trop grande pour moi. Le temps passe et j'ai l'impression de piétiner. Et pourtant autour de moi se forme peu à peu un noyau solide de gens qui ont compris que LE LIVRE disait bien LA VÉRITÉ. Sept cents, ils sont sept cents à l'heure où je mets ces lignes au propre et je comprends à quel point cela est peu et beaucoup à la fois. Peu quand on pense aux quatre milliards d'hommes qui peuplent la Terre, et beaucoup quand on pense au peu de gens qui avaient, au bout de deux ans, décidé de suivre celui qui, il y a deux mille ans, avait également eu la lourde charge d'être initié et d'initier les primitifs de son époque."
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        "text": "Ces sept cents, qui sont-ils ? Sont-ce, comme cela ferait sans doute plaisir aux railleurs de service, de ces \"gogos\" moyens à qui l'on ferait avaler n'importe quoi ? Eh bien non ! Certains même, parmi eux, sont licenciés ou docteurs en philosophie, psychologie, théologie, sociologie, médecine, physique, chimie, etc. Mais mon admiration va peut-être autant à ceux qui n'ont aucun diplôme car, sans avoir par leurs études acquis des connaissances leur permettant de savoir que l'on peut créer scientifiquement de la matière vivante et des hommes comme nous, ils ont ressenti cela en hommes capables de maîtriser la matière et de se mettre en harmonie avec l'univers qu'ils sont. Je dois dire tout de même que je suis dans l'ensemble assez optimiste et que je crois avoir d'ores et déjà mené à bien la mission qui m'a été confiée, car quoi qu'il puisse m'arriver le MADECH1 est en route et rien ne pourra plus l'arrêter."
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        "text": "En deux ans j'ai donné à peu près quarante conférences et, certaines questions revenant régulièrement, je suppose que certains points du message ont besoin d'être éclaircis ce que je vais essayer de faire dans cet ouvrage. En premier lieu quelle voie ai-je suivie avant la rencontre du 13 décembre 1973?"
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        "text": "Je dois avouer qu'il n'y a que très peu de temps que j'ai effectué un retour sur moi-même afin de voir exactement de quelle façon ma vie avait été guidée pour que je sois disponible et prêt à entrer en action sur le plan spirituel, psychique et nerveux à cette époque. Certains événements de mon enfance ne m'étaient jamais apparus comme ayant la moindre signification pris séparément jusqu'à ce que j'en fasse la synthèse. Maintenant tout me semble très clair et je me rappelle avec émotion ces moments que je pensais alors sans grand intérêt. Loin de moi l'idée de raconter ma vie en considérant que chaque événement de cette dernière sont exceptionnels, mais il m'est apparu que beaucoup de gens voulaient en savoir plus sur ce qui m'était arrivé \"avant\". Et puis, plutôt que de laisser les mauvaises langues raconter n'importe quoi, je préfère tout dire moi-même..."
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        "text": "Etant né de père inconnu, je ne peux pas dire que j'ai eu une enfance classique. J'étais ce que l'on appelle un enfant naturel (comme si les autres étaient des enfants artificiels...), un accident en quelque sorte, tout au moins pour la petite ville d'Ambert, capitale mondiale du chapelet (sic) et qui plus est, ô sacrilège, le \"père inconnu\" (pas si inconnu que ça...) était, paraît-il, un réfugié juif ! Ma naissance fut dissimulée le mieux possible, non pas dans une grotte, mais dans une clinique de Vichy. Cette naissance eut donc lieu le 30 septembre 1946 vers les deux heures du matin et fut très difficile. Mais ce qui est important, c'est que j'ai été conçu le 25 décembre 1945. La conception, le moment où l'être commence réellement à exister et à se développer dans le ventre de sa mère, date la véritable naissance de chaque individu. Le 25 décembre est une date importante depuis bientôt deux mille ans. Pour ceux qui croient au hasard, ma vie commence donc par un hasard..."
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        "text": "Ce fut ensuite le retour à Ambert, où ma pauvre mère essaya longtemps de me faire passer pour \"le fils d'une amie qu'elle gardait pour quelques temps\" auprès de son père qui, s'il lui en voulut beaucoup en apprenant la vérité, se montra à mon égard, le peu de temps où je le connus, le plus gentil des grands-pères. Il mourut, hélas ! alors que j'étais encore un tout petit enfant, et l'on me raconta ensuite le regard amusé qu'il avait lorsque, l'ayant vu élaguer ses arbres fruitiers, je pris ses ciseaux pour tailler... ses salades !"
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        "text": "Je fus élevé par ma grand-mère et ma tante qui vivaient et vivent d'ailleurs toujours ensemble. Elles m'ont appris à lire et m'ont fait faire mes premiers pas, dont je garde d'ailleurs un souvenir très précis, certainement la chose la plus ancienne de ma vie dont je me souvienne."
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        "text": "Ce n'est que très récemment que ma grand-mère me raconta qu'en 1947, elle avait vu au-dessus d'Ambert un engin bizarre évoluant très rapidement et sans bruit tout près de sa maison. Jamais elle n'avait osé en parler à qui que ce soit, de peur d'être accusée d'avoir des hallucinations. Ce n'est qu'après avoir lu mon livre qu'elle a décidé de m'en parler, en même temps qu'elle décidait d'adhérer au MADECH. Son adhésion a d'ailleurs été un des plus importants encouragements que j'ai reçus."
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        "text": "Il y avait à Ambert un vieil homme dont les petits enfants avaient peur et dont les grandes personnes se moquaient. Ils l'avaient surnommé Jésus-Christ parce qu'il portait des cheveux très longs, ramassés en chignon, et une magnifique barbe. Il était toujours vêtu d'une longue cape lui arrivant presque aux chevilles et habitait à une centaine de mètres de la maison où ma mère avait trouvé un petit appartement. Il ne travaillait pas et nul ne savait de quoi il vivait, dans la minuscule maison située juste en face du collège municipal. En grandissant les enfants cessaient d'en avoir peur et, comme leurs parents, commençaient à se moquer de lui, le suivant en riant et en lui faisant des pieds- de-nez. Personnellement, je n'aimais pas jouer avec les autres, préférant contempler les insectes et regarder des livres. J'avais croisé plusieurs fois cet homme dans la rue et j'avais été surpris par son visage dégageant une grande bonté et par le sourire malicieux qu'il avait en me regardant. Je ne savais pas pourquoi, mais il ne me faisait pas peur et, ne voyant rien en lui de risible, je ne comprenais pas pourquoi les autres enfants se moquaient de lui."
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        "text": "Un après-midi, je le suivis, curieux de savoir où il allait, et je le vis entrer dans sa petite maison, laissant la porte ouverte sur une petite cuisine très sombre. Je m'approchais et je le vis, assis sur un tabouret, qui avait l'air de m'attendre, avec un sourire malicieux. Il me fit signe d'approcher. J'entrais dans la maison et m'avançais vers lui. Il posa sa main sur ma tête et je sentis une sensation étrange. En même temps il regardait en l'air et prononçait des mots que je ne comprenais pas. Au bout de quelques minutes, il me laissa repartir, toujours sans un mot et avec le même sourire mystérieux."
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        "text": "Tout ceci m'avait intrigué sur le moment, mais je l'avais très vite oublié. Ce n'est que durant l'été 1974, en lisant un livre prêté par ma mère et parlant de l'Auvergne mystérieuse, que je pus apprendre que le père Dissard, le vieil homme en question, était le dernier \"Dissard\", c'est-à-dire le dernier \"pape\" des druides encore en vie, d'ailleurs décédé voici quelques années. Alors je me remémorais la scène de mon enfance et repensais au sourire mystérieux du vieil homme chaque fois que je le croisais dans la rue, c'est-à-dire tous les jours étant donné que nous étions voisins ou presque. Je sais maintenant exactement à qui il s'adressait en regardant en l'air et en prononçant ces mystérieuses phrases, de même que je sais exactement ce qu'était l'engin lumineux et silencieux qu'avait vu ma grand-mère. Une autre chose me revient, c'est qu'à partir de la scène qui s'était déroulée chez le père Dissard, je m'endormais chaque soir en comptant un certain nombre de fois jusqu'à neuf, chiffre qui revint très fréquemment dans ma vie, comme un code qui m'aurait été attribué. Je n'avais jamais pu expliquer cette habitude subite, survenue alors que je savais compter depuis plusieurs années beaucoup plus loin que jusqu'à neuf et qu'il ne pouvait donc pas être question d'un entraînement machinal. J'avais sept ans lorsque cet événément s'est produit."
      },{
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        "text": "A cette époque, ce qui comptait le plus pour moi, c'était les animaux, que j'adorais dessiner à longueur de journées quand je n'organisais pas des courses d'escargots... Attiré par la vie animale, je ne rêvais alors que de devenir explorateur, afin de pouvoir approcher la faune mystérieuse des forêts vierges."
      },{
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        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Mais à neuf ans (encore le neuf) tout allait changer. D'abord je découvrais ce qui allait devenir pour moi une véritable passion : la vitesse sur tout ce qui est capable de rouler, avec ou sans moteur, la vitesse et surtout l'équilibre, le sens des trajectoires et la lutte contre moi-même, contre mes propres réflexes, la domination parfaite du corps par l'esprit en définitive."
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        "text": "Ce furent tout d'abord de folles descentes sur une petite bicyclette presque sans freins et je me demande comment il se peut que je n'aie pas chuté une seule fois. Pour corser le tout, je me postais au sommet d'un col et j'attendais qu'une voiture rapide passe. Alors, je me lançais dans une vertigineuse poursuite, rattrapais et doublais l'automobile, à la plus grande surprise du conducteur, et, arrivé au bout de la descente, je faisais demi-tour et retournais attendre en haut une autre voiture..."
      },{
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        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Quelques mois plus tard, j'assistais par hasard au passage du tour de France automobile et ce fut le \"coup de foudre\" ; on pouvait donc connaître les joies de la vitesse sans avoir à pédaler pour remonter les côtes ? Et l'on pouvait en faire son métier ? C'était décidé, comme on peut décider à neuf ans : je serai pilote de course !"
      },{
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        "speaker": "Narrator",
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        "text": "A dater de ce jour ma vie ne fut plus axée que sur la compétition automobile, rien d'autre ne m'intéressait et je ne voyais pas l'utilité d'apprendre tout ce que l'on me racontait à l'école, puisque j'allais être pilote de course ! Les bandes dessinées furent remplacées par de très sérieuses revues automobiles et je me mis à compter impatiemment le nombre d'années me séparant de l'âge du permis de conduire."
      },{
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        "speaker": "Narrator",
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        "text": "C'est également à neuf ans que je connus pour la première fois la pension. Ma mère, désespérée par le fait que je ne voulais plus rien faire à l'école et que je répétais sans cesse que cela ne me servirait à rien pour être pilote de course, avait décidé de me mettre au pensionnat Notre-Dame-de-France, au Puy-en- Velay. Elle espérait qu'ainsi, sans revue de sport automobile, je me mettrais à travailler, et elle n'avait pas tort en un certain sens. Mais je garde tout de même un très mauvais souvenir de cette première pension, certainement parce que j'y fus mis trop jeune. Je me souviens de nombreuses nuits passées à pleurer dans cet immense dortoir où ce qui, je crois, me manquait le plus, c'était la possibilité de me retrouver seul pour méditer. Ce manque, qui me faisait pleurer des nuits entières, augmenta, comme tous les manques sur le plan émotionnel ou affectif, ma sensibilité déjà très grande. Je découvris alors la poésie."
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        "text": "J'avais toujours été de toutes façons plus attiré par le français que par les mathématiques, mais toujours en lecteur intéressé et passif. Là, me vint l'envie, le besoin d'écrire et, si possible, en vers. Si les mathématiques m'intéressaient toujours aussi peu, j'étais maintenant dans la bonne moyenne dans cette matière comme dans toutes les autres, sauf en français et surtout en rédaction où j'étais régulièrement premier pour peu que le sujet me plaise. J'écrivis tout un recueil de poésies et remportai le premier prix d'un concours de poèmes."
      },{
        "n": 21,
        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Le plus surprenant, c'est que, bien que n'étant pas baptisé, j'étais dans un pensionnat tenu par des frères catholiques avec tout ce que cela implique (prière avant de manger, de se coucher, de se lever, d'étudier, etc.), y compris les messes quotidiennes avec communions... Lorsqu'au bout de six mois de communions quotidiennes les frères s'aperçurent que je n'étais pas baptisé, ils eurent l'air complètement épouvantés. Moi, je trouvais cela drôle ; c'était même le seul moment qui me plaisait dans leurs messes, cette dégustation gratuite de mie de pain fondante..."
      },{
        "n": 22,
        "speaker": "Narrator",
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        "text": "C'est aussi à neuf ans que je devins pubère et cela me plut beaucoup et me consola même de ma solitude incomplète en découvrant des plaisirs inconnus et secrets, que nul autre parmi les enfants de neuf ans dormant dans ce dortoir ne semblait encore connaître."
      },{
        "n": 23,
        "speaker": "Narrator",
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        "text": "C'est enfin à neuf ans que je fus pour la première fois amoureux, amoureux comme on peut l'être à cet âge. Devant mes bons résultats scolaires, ma mère avait accepté de ne pas me remettre en pension et je me retrouvais au collège municipal d'Ambert en classe de huitième. Elle était là, elle avait aussi neuf ans ou presque, elle s'appelait Brigitte et j'étais timide et rougissant, donc ridicule."
      },{
        "n": 24,
        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Il avait suffit d'un regard au cours d'une visite médicale, d'un geste de pudeur pour cacher à mes yeux un torse où il n'y avait évidemment rien à voir pour déclencher en moi un sentiment de tendresse et une immense envie de protéger cet être apparemment si fragile."
      },{
        "n": 25,
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        "text": "Je me retrouvai l'année suivante au même lycée, en septième, en compagnie de ce premier amour avec qui je n'osai même pas parler. J'avais tout de même réussi à m'installer en début d'année scolaire à la table située juste devant la sienne, ainsi je pouvais me retourner de temps en temps et admirer le visage aimé. Je n'avais que dix ans et je pensais toujours à elle."
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        "n": 26,
        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Le fait d'être en classe tout près d'elle me stimula et je me mis à travailler suffisamment pour ne plus redoubler. Je passais donc en sixième toujours sans le moindre goût pour les études mais, hélas, nous changions toujours de classe, ayant maintenant des professeurs au lieu d'un seul instituteur. J'étais donc presque toujours loin d'elle et je ne travaillais presque plus. Tant et si bien que l'année suivante je me retrouvais en pension dans un petit village situé à une trentaine de kilomètres d'Ambert : Cunlhat."
      },{
        "n": 27,
        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Là, c'était encore pire qu'au Puy-en-Velay. Nous étions les uns sur les autres dans un petit dortoir presque pas chauffé et, surtout, il n'y avait presque pas de discipline et les plus grands, donc les plus forts, faisaient régner leur loi. Je crois que c'est là que je me suis mis à vraiment haïr la violence. Un jour, en ayant tellement assez d'être brutalisé par les garçons plus forts que moi sans qu'aucune mesure ne soit prise contre eux, je partis à pied sur la route, bien décidé à parcourir les trente kilomètres me séparant de la maison maternelle. Personne ne s'était aperçu de mon départ et lorsque le directeur de l'école me rattrapa en voiture, j'avais déjà parcouru près de dix kilomètres."
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        "text": "Je fus, à ma grande joie, mis à la porte et je me retrouvai au milieu de l'année scolaire, externe chez les frères à Ambert. O joie, je pouvais croiser tous les jours dans la rue Brigitte, toujours plus belle et dont le douzième printemps avait fait bourgeonner délicieusement le corsage."
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        "speaker": "Narrator",
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        "text": "De moins en moins intéressé par les études, je commençais alors à goûter aux joies de l'école buissonnière, surtout que je n'appréciais guère de me retrouver \"chez les curés\", lesquels s'étaient d'ailleurs empressés de conseiller à ma mère de me faire baptiser... Heureusement, elle préféra attendre que j'aie l'âge de comprendre pour me demander mon avis."
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        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Ce que j'aurais aimé, à cette époque, c'est devenir mécanicien car j'avais appris que cela était utile pour être pilote de course. Ma mère, qui souhaitait que je devienne ingénieur, voulait à tout prix que je poursuive mes études et n'accepta pas que j'entre comme apprenti dans un garage. Cette nouvelle brimade me redonna envie d'écrire des poèmes et je me mis à arpenter la campagne un cahier à la main au lieu de suivre mes cours."
      },{
        "n": 31,
        "speaker": "Narrator",
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        "text": "A quatorze ans, je me retrouvais en pension, cette fois au Mont-Dore, dans un collège où l'on acceptait les enfants dont aucune autre école du département ne devait plus vouloir. J'étais en compagnie d'un ramassis de cancres et de fortes têtes assez intéressant. C'est une de ces fortes têtes, un des \"caïds\" du pensionnat qui fut responsable de l'orientation des dix années suivantes de ma vie.Il s'appelait Jacques et jouait de la guitare électrique, cequi m'impressionna beaucoup. Dès les vacances de Noël je me fis offrir par ma grand-mère une magnifique guitare et Jacques m'apprit quelques accords. Alors je me mis à mettre mes poèmes en musique et m'aperçus que cela plaisait apparemment beaucoup à ceux qui m'écoutaient. Je commençai à faire quelques radio-crochets que je remportais presque toujours, dès que les grandes vacances furent là."
      },{
        "n": 32,
        "speaker": "Narrator",
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        "text": "C'est également au cours de ces grandes vacances-là que je connus l'amour physique pour la première fois, avec la serveuse d'un bar qui avait été charmée par mes chansons. Elle avait vingt ans et ne m'apprit pas grand-chose en dehors des pouvoirs de la guitare sur la gent féminine."
      },{
        "n": 33,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:33",
        "text": "L'année suivante, j'avais quinze ans et plus que jamais envie de vivre ma vie. Un jour je pris ma guitare sous le bras, une petite valise et adieu la pension et ces études inintéressantes ; je pris la route de Paris en auto-stop."
      },{
        "n": 34,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:34",
        "text": "J'avais deux mille anciens francs en poche et le coeur plein d'espoir. J'allais enfin gagner ma vie tout seul et pouvoir économiser pour passer mon permis de conduire à dix-huit ans pour enfin devenir pilote."
      },{
        "n": 35,
        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Coup de veine, je fus pris par un homme conduisant une voiture qui cachait des reprises foudroyantes sous une robe de berline très sage et, lorsque cet homme me dit son nom et qu'il était pilote de course, je pus lui dire sur quelle voiture il avait couru et les classements qu'il avait obtenus. Il fut flatté et étonné, lui qui n'était pas tellement connu, de rencontrer un jeune garçon se souvenant de son palmarès. Il me raconta qu'il avait été clown et que maintenant il avait un garage dans le Sud-Ouest. Il m'invitaà dîner en arrivant à Paris et m'offrit même une chambredans l'hôtel où il descendait. Là, nous bavardâmes un peu dans les salons avec deux jeunes femmes qui étaient entraîneuses dans un bar et avaient terminé leur journée ; je chantais quelques chansons et nous allâmes nous coucher chacun avec une de ces charmantes compagnes. Là, je fus réellement initié aux choses de l'amour physique."
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        "n": 36,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:36",
        "text": "Le lendemain matin, je partis discrètement car je voulais trouver une chambre et des cabarets intéressés par mes chansons. Je ne trouvais ni l'un ni l'autre et je passais ma deuxième nuit à Paris dans le métro avec les clochards. Je n'avais plus un centime et la faim se fit sentir le lendemain matin. Je passai ma journée à traîner et à désespérer un peu de m'en sortir. Mais, le soir, je vis un homme qui jouait de l'accordéon à la terrasse d'un café, et les consommateurs lui jetaient des pièces de monnaie. Je décidai d'essayer de faire la même chose et cela marcha tout de suite très bien. J'étais sauvé."
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        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:37",
        "text": "Je vécus comme cela durant trois ans, couchant souvent n'importe où et mangeant un sandwich de temps en temps. Mais je faisais d'énormes progrès et un jour je fus engagé dans un petit cabaret de la rive gauche. Je gagnais dix francs par soirée et j'avais quinze francs de taxi pour rentrer sur la butte Montmartre où j'habitais une petite chambre... Mais j'avais (en tout petit...) mon nom sur l'affiche ! Et je me voyais déjà tout en haut de cette affiche étant donné le succès que j'avais chaque soir. Je rencontrai un jour le comédien Jean- Pierre Darras qui me conseilla de suivre des cours d'art dramatique afin d'améliorer ma tenue en scène et, comme je n'en avais pas les moyens, il s'arrangea pour que je puisse suivre les cours du T.N.P. gratuitement. Pendant trois mois je suivis donc les cours Dullin, puis j'abandonnai car je ne me sentais pas du tout attiré par le théâtre."
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        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Je me produisais alors sous le pseudonyme de Claude Celler, que j'avais choisi en hommage au skieur et champion automobile Tony Sailer, en en modifiant l'orthographe pour qu'avec mon véritable prénom cela fasse des initiales doubles : C.C."
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        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Je remportais alors de nombreux concours radiophoniques et, en me produisant dans plusieurs cabarets, j'arrivais à vivre à peu près bien et surtout à économiser de quoi passer mon permis de conduire à dix-huit ans précis comme prévu. Mais ce n'était pas suffisant pour devenir pilote. Il fallait d'abord se faire un nom pour espérer être engagé par une marque et, pour cela, il fallait avoir une voiture compétitive et participer à quelques épreuves en indépendant et, si possible, les gagner. Or une voiture compétitive cela coûte très cher. Il me fallait continuer d'économiser pour pouvoir espérer faire l'acquisition d'un tel véhicule. Je continuai donc à me produire et à essayer de faire des économies. Beaucoup d'amis auteurs-compositeurs avaient enregistré des disques et cela leur rapportait, paraît-il, beaucoup d'argent. Je décidai donc d'essayer d'en enregistrer un, ayant maintenant plus de cent cinquante chansons dans mes cartons."
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        "text": "La première maison de disques où je me présentai me proposa un contrat de trois ans que j'acceptai de signer. Le directeur de cette maison de disques était Lucien Morisse, directeur de la station de radio \"Europe N° 1\", qui avait lancé énormément de chanteurs connus. Mon premier disque connut un succès honnête et le deuxième grâce à une chanson qui s'appelait \"Le miel et la cannelle\", fut encore plus apprécié. Peut-être que les paroles vous permettront de vous souvenir de la musique car elle passait très souvent à la radio."
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        "text": "Ça sent le miel et la cannelle Ça sent la vanille et l'amour Ça sent le miel et la cannelle Filles que j'aimerai toujours."
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        "text": "La première était brune et s'appelait Margot Le soir au clair de lune nous jouions du flutiau Moi j'ai pris la route de ses yeux Et le chemin sans doute de ses cheveux."
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        "text": "La deuxième était blonde et s'appelait Marielle Les sentiers de sa ronde encore je me rappelle Moi j'ai pris la route de ses yeux Et le chemin sans doute de ses cheveux."
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        "text": "La troisième était rousse et s'appelait Marion Pour sa jolie frimousse et son coquin jupon Moi j'ai pris la route de ses yeux Et le chemin sans doute de ses cheveux."
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        "text": "Ne pleure pas l'ami, demain c'est le printemps Elles sont si jolies et tu n'as pas vingt ans Moi j'ai pris la route de ses yeux Toi tu prendras la route de ses cheveux."
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        "text": "Je donnais alors de nombreux spectacles et participais à de nombreuses tournées. Tout marchait bien et j'avais même le plaisir de me voir s'électionné pour participer à la Rose d'or de la chanson française à Antibes."
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        "text": "Mais ceux qui me guidaient ne voulaient sans doute pas que je devienne un artiste trop connu. Cette étape de ma vie avait été prévue pour développer ma sensibilité et m'habituer à m'exprimer en public, mais pas plus."
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        "text": "Un jour, alors que tous les matins on annonçait à la radio que j'étais parmi les concurrents sélectionnés pour la Rose d'or qui aurait lieu une semaine plus tard, Lucien Morisse me prit à part et m'expliqua qu'il était obligé de me retirer du concours, que je comprendrais pourquoi plus tard mais qu'il ne pouvait m'en dire plus sur le moment. Et je ne participais pas à cette Rose d'or."
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        "text": "Je continuai donc à vivre petitement de la chanson et je m'aperçus que je ne gagnerais jamais de quoi m'offrir cette voiture pour me lancer dans la course. Aussi, quand on me proposa de devenir représentant pour la maison de disques où j'enregistrai, j'acceptai immédiatement, persuadé qu'ainsi j'arriverais en quelques mois à mettre suffisamment d'argent de côté."
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        "text": "Je me retrouvai à Bordeaux, d'où je rayonnais sur une quinzaine de départements dont j'avais la responsabilité en tant qu'agent commercial. J'y restai un an et je m'arrêtai dès que j'eus de quoi m'acheter (enfin...) un véhicule compétitif."
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        "text": "Je n'eus hélas que le temps de roder cette voiture qu'un ami détruisit lors d'un accident... Mais j'avais écrit de nouvelles chansons durant cette année passée dans le Sud-Ouest et un ami fortuné me poussa à refaire un disque qu'il financerait lui-même."
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        "text": "Je passai une nouvelle année à vivre de mes vers puis, comme pour me faire changer définitivement de voie, j'eus un très grave accident de voiture. Au cours d'une tournée trop fatigante je m'étais endormi au volant et avais percuté un mur de plein fouet à près de cent kilomètres à l'heure. À cet endroit plus de dix personnes s'étaient déjà tuées. Je m'en sortis avec plusieurs fractures, mais vivant."
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        "text": "Immobilisé plus de trois mois, mes économies s'étaient envolées et je n'étais toujours pas dans la course ! Moi qui avais rêvé de débuter à dix-huit ans, à vingt-deux ans je n'avais encore participé à aucune épreuve..."
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        "text": "A force de me rendre sur les circuits en spectateur, je m'étais aperçu de l'engouement des jeunes pour ce sport et du nombre de garçons souhaitant devenir pilotes et ne sachant pas comment aborder le problème. Je n'en savais d'ailleurs pas beaucoup plus qu'eux et je me dis que le meilleur moyen que je pouvais trouver d'approcher ce milieu était de trouver une profession exploitant cet engouement des jeunes pour cette spécialité. Je savais écrire, le joint était tout trouvé : je pouvais être journaliste dans une revue de sport automobile. Je pris quelques contacts avec des journaux spécialisés, mais en vain car bien d'autres jeunes avaient eu la même idée."
      },{
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        "text": "Je remarquai alors une petite annonce dans \"LÉquipe\", en page automobile : on recherchait des reporters-photographes même débutants. J'écrivis et l'on me répondit que ma candidature était retenue et qu'il fallait que je verse cent cinquante francs pour frais de dossier. En échange je recevrais une pellicule afin de faire un reportage test sur un sujet de mon choix. J'envoyai l'argent, reçus la pellicule et effectuai le reportage, évidemment sur une course automobile, que je renvoyai à l'adresse indiquée."
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        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Je reçus très vite une lettre m'invitant à téléphoner à Dijon où était le siège de l'entreprise ayant passé la petite annonce. Je rencontrai par la suite le patron de cette société \"d'édition\", un homme d'une trentaine d'années disant avoir \"fait fortune\" aux États-Unis dans la photo, qui paraissait très intéressé par mes idées concernant la création d'une revue de sport automobile s'adressant aux jeunes voulant devenir pilotes de courses. Il me proposa finalement de m'engager comme rédacteur en chef d'un journal qui devait sortir quelques mois plus tard. Il me fit visiter l'usine qu'il devait racheter pour y installer l'imprimerie, me présenta l'imprimeur dijonnais qu'il engageait comme directeur, et me montra la maison où je pourrais habiter avec ma femme, à deux pas de mon bureau. Je lui répondis que cela me convenait à condition que je puisse courir et m'occuper de courses. Il me dit alors que si je préférais, il aurait aussi besoin d'une personne capable de diriger un service compétition, car il comptait lancer le nouveau journal en faisant courir des voitures de course peintes à ses couleurs. Cela me permettait d'être tout à fait dans le bain et j'acceptai de devenir directeur du service compétition de cette société."
      },{
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        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:57",
        "text": "Une semaine après, je déménageais avec ma femme de Paris à Dijon. J'étais marié depuis trois mois environ et ma femme attendait ma fille. J'avais connu Marie-Paule au mois de juin et nous ne nous étions plus quittés depuis le premier jour de notre rencontre. Nous nous étions mariés trois mois plus tard, uniquement par rapport à sa famille qui fut déjà très choquée que nous ne voulions pas nous marier religieusement, famille pleine de vieux principes où j'ai pu assister, au début, à des prières avant les repas..."
      },{
        "n": 58,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:58",
        "text": "Mon séjour à Dijon ne dura que deux mois, sans le moindre salaire, et il s'avéra que le riche américain qui voulait créer un journal, sortait en fait de prison et n'avait pas un sou !!! Il avait escroqué une somme d'argent variant entre cent cinquante et trois cents francs à plus de cinq cents jeunes gens rêvant comme moi de devenir pilotes de course ou reporters-photographes. J'avais travaillé deux mois pour rien et je me retrouvais avec mes idées et sans un sou."
      },{
        "n": 59,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:59",
        "text": "Cette fois-ci je décidai de me lancer tout seul dans le grand bain de l'édition. J'émigrai à Clermont-Ferrand, près de ma mère afin de lui faire connaître la joie d'être bientôt grand-mère, et je créai une maison d'édition afin de publier une revue \"à mon idée\". Cette revue naquit bientôt grâce à un imprimeur passionné lui aussi de sport automobile et qui acceptait de prendre le risque de me faire crédit, à moi qui n'avais aucune garantie à lui donner."
      },{
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        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Ce journal démarra sur les chapeaux de roues et devint très vite un des premiers dans sa spécialité. Qui plus est, je me réservai le plus intéressant : à savoir les essais des nouveaux modèles sur le magnifique circuit du Mas-du- Clos, dans la Creuse, et sur la route. Je pus ainsi être introduit dans le difficile milieu de la course et me faire prêter des voitures pour courir. Mon rêve se réalisait enfin, et je pus constater que j'étais en plus très doué, remportant de nombreuses victoires dès mes débuts sur des voitures que je ne connaissais pas."
      },{
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        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Je vécus là trois merveilleuses années, progressant sans cesse sur le plan pilotage et technique et vivant à cent pour cent dans le milieu que j'aimais : celui du sport automobile. Je dois dire que j'éprouvais une véritable jouissance à repousser sans cesse mes limites et à contrôler de mieux en mieux mes réactions et mes réflexes. Ni le bruit du moteur, ni l'odeur de gaz brûlés ne m'intéressaient et je dois avouer que je me plaisais à rêver d'une réglementation obligeant les constructeurs de voitures de course à faire des véhicules n'émettant aucune odeur et ne faisant aucun bruit, afin de jouir des seules sensations du pilotage à son niveau le plus pur."
      },{
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        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Et tout fut bouleversé le 13 décembre 1973..."
      },{
        "n": 63,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:63",
        "text": "Voilà donc en gros quels furent les événements qui précédèrent l'extraordinaire journée du 13 décembre 1973 où, dans le cratère d'un volcan d'Auvergne, le Puy-de-Lassolas, je rencontrai pour la première fois l'extra- terrestre, ou plus exactement l'Eloha (au pluriel Elohim) que je devais revoir six jours de suite au même endroit et qui, à chaque fois pendant une heure environ, me dicta Le Livre qui dit la Vérité et ses fantastiques révélations1. J'avais d'ailleurs appelé à tort ce lieu le Puy-de-la-Vache, qui est le nom du volcan situé juste à côté du Puy-de-Lassolas."
      },{
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        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:64",
        "text": "Les premiers jours, je dois avouer que je me suis demandé si j'allais oser parler de tout cela à qui que ce soit. Je mis tout d'abord au propre les notes que j'avais prises le mieux possible, mais beaucoup trop vite pendant que mon interlocuteur parlait. Lorsque ceci fut terminé, j'envoyai le manuscrit original à une maison d'édition que je jugeais sérieuse, car à ma connaissance elle n'éditait pas d'ouvrages ésotériques ou de science fiction, et je tenais évidemment à ce que ce message d'une importance capitale pour l'humanité ne se trouve pas noyé dans une collection d'aventures mystérieuses ou de livres noirs cultivant le goût des gens pour les sciences parallèles. Marcel Jullian, qui dirigeait cette maison d'édition me fit venir à Paris et me dit que cela était sensationnel mais qu'il fallait absolument que je raconte ma vie avant de parler du message et qu'il y aurait peut-être \"quelques petites choses à changer\". De tout cela il n'était absolument pas question."
      },{
        "n": 65,
        "speaker": "Narrator",
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        "text": "Je ne voulais pas raconter ma vie sur cent pages et donner, après, le message que l'on m'avait remis, comme si ma personnalité était aussi importante que ce que j'avais été chargé de révéler. Je voulais faire éditer le message et uniquement le message, même si cela ne faisait pas un livre très épais et donc pas très intéressant pour un éditeur."
      },{
        "n": 66,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:66",
        "text": "Je demandai donc à M. Jullian de me rendre mon manuscrit. Il me répondit qu'il ne l'avait pas car un lecteur l'avait emporté, mais que, dès que celui-ci serait de retour, il me le renverrait par la poste."
      },{
        "n": 67,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:67",
        "text": "Revenu à Clermont-Ferrand, je reçus peu de temps après un télégramme me demandant de venir à Paris pour participer à l'émission télévisée de Jacques Chancel, Le Grand Échiquier. Ce dernier, directeur d'une collection dans la maison d'édition où j'avais envoyé mon manus-crit, l'avait lu et avait compris que cela était absolumentfantastique, qu'on me croit ou qu'on ne me croit pas. Jeparticipai donc à cette émission et les milliers de lettresque je reçus après montrèrent que, si quelques-uns riaient, beaucoup prenaient la chose très au sérieux et désiraient m'aider. Mais les jours passaient et mon manuscrit nerevenait toujours pas. J'écrivis une lettre recommandée à l'éditeur qui me répondit que le manuscrit me serait renvoyé mais qu'on ne l'avait toujours pas retrouvé."
      },{
        "n": 68,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:68",
        "text": "Au bout de dix jours je me rendis à nouveau à Paris afin de faire \"quelque chose\" car plus personne ne voulait me répondre lorsque je téléphonais pour demander si on l'avait retrouvé. Le célèbre couturier Courrèges, qui m'avait contacté à la suite de mon passage à la télévision car cela l'intéressait, accepta de m'accompagner chez l'éditeur afin de voir ce que devenait exactement ce manuscrit. M. Jullian nous dit que le lecteur qui avait pris le message était parti en vacances avec et qu'on ne savait pas où le joindre... bizarre, bizarre... C'est finalement M. Courrèges qui parvint à récupérer le manuscrit et qui me le remit en main propre. Je me demande toujours s'il était réellement égaré ou si on cherchait à en empêcher la publication. Et si vraiment dans cette maison d'édition on égare si facilement les manuscrits, je déconseille aux auteurs d'y envoyer leurs originaux..."
      },{
        "n": 69,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:69",
        "text": "Effrayée par ce contretemps et devant le nombre de lettres émanant de gens désireux de se procurer le livre contenant le message dès sa parution, Marie-Paule me proposa de quitter son emploi d'infirmière pour se consacrer à l'édition et à la diffusion de ce document exceptionnel. J'acceptai, car j'étais sûr qu'ainsi j'aurais un contrôle permanent de l'utilisation de ces écrits."
      },{
        "n": 70,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:70",
        "text": "Je cessai immédiatement de m'occuper de la revue automobile, occupation incompatible avec le sérieux de la mission qui m'avait été confiée et à l'automne 1974 le livre sortait des presses de l'imprimerie."
      },{
        "n": 71,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:71",
        "text": "Le choc nerveux occasionné par cet imprévisible bouleversement de mon existence avait eu pour conséquence de me donner des maux d'estomac amenant presque un début d'ulcération, une gastrite sérieuse qui m'avait fait souffrir tout l'hiver. Aucune médication n'y put rien changer, et ce n'est que lorsque je décidai de retrouver un peu de calme en me livrant à des séances de respiration et de méditation que les douleurs s'évanouirent comme par enchantement."
      },{
        "n": 72,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:72",
        "text": "J'avais, au mois de juin, participé à une émission de télévision animée par Philippe Bouvard : Samedi-Soir ; ce dernier, sarcastique comme à son habitude, avait déguisé son assistant en \"martien\", avec des antennes roses et une combinaison verte pour me demander si le personnage que j'avais rencontré ressemblait à cela..."
      },{
        "n": 73,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:73",
        "text": "Mais le public, intéressé par le peu de choses que l'on m'avait laissé dire, écrivit nombreux pour reprocher à Philippe Bouvard de ne pas m'avoir pris au sérieux. Et devant les milliers de lettres qu'il reçut, il décida de me faire revenir pour refaire une autre émission où je pourrais en dire un peu plus..."
      },{
        "n": 74,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:74",
        "text": "Persuadé que, de toutes façons, on ne m'en laisseraitpas dire suffisamment, je décidai de louer la Salle Pleyel pour une date située juste après l'émission de télévision et d'annoncer aux téléspectateurs intéressés que je donnais une conférence à cet endroit dans quelques jours. J'avais loué une salle de cent cinquante places avec option sur celle de cinq cents places ne sachant pas du tout combien de personnes auraient envie de se déranger pour m'entendre: il y eut plus de trois mille personnes ! Il fallut évacuer la salle pour des raisons bien compréhensibles de sécurité, n'y laisser pénétrer que le nombre prévu et annoncer aux autres que je donnerais une autre conférence quelques jours plus tard dans la grande salle de deux milles places. Evidemment, bien des gens ne partirent pas de gaité de coeur, ayant parcouru pour certains plusieurs centaines de kilomètres..."
      },{
        "n": 75,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:75",
        "text": "Finalement tout se passa bien et je pus constater que, en dehors des inévitables railleurs que d'ailleurs je parvenais à rendre ridicules du fait même du peu de dimension de leurs questions, un grand nombre de gens étaient prêts à m'aider et à me soutenir. Moi qui avais un \"trac\" épouvantable, un trac comme jamais je n'en avais connu lorsque je chantais, tout se passait sans problème, les réponses aux questions les plus difficiles venaient toutes seules sur mes lèvres. Je me sentais véritablement aidé d'en haut, comme cela m'avait été promis. J'avais l'impression de m'entendre répondre des choses que j'étais incapable de trouver tout seul. Quelques jours plus tard, la deuxième conférence eut lieu. J'avais très peur que les gens qui n'avaient pu entrer la première fois ne reviennent pas et de me retrouver avec une salle louée très cher aux trois quarts vide sur les bras. D'autant plus qu'il n'y avait pas eu d'autre publicité depuis cette émission de télévision à part une petit entrefilet dans France-Soir, le seul journal ayant accepté, sur trois lignes, d'annoncer cette deuxième conférence. Il y eut encore plus de deux mille personnes et la salle était pleine ! C'était un triomphe. Cette fois-ci je n'avais plus aucun doute quant à la réussite de ma mission."
      },{
        "n": 76,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:76",
        "text": "Ainsi, depuis le mois de septembre, j'ai, au cours d'une quarantaine de conférences, pu voir qu'elles étaient les questions qui revenaient le plus souvent et j'ai vu le nombre des membres du MADECH1 augmenter sans cesse et les bureaux régionaux se structurer dans toutes les grandes villes de France, autour des membres les plus dynamiques. J'ai vu également des journalistes faire vraiment et bien leur métier, qui consiste à informer leur public en écrivant ou en disant exactement ce qu'ils ont vu ou ce qu'ils ont lu, et d'autres rapporter, comme ceux du journal Le Point, des choses mensongères et, même après des lettres recommandées leur rappelant que, conformément au droit de réponse, ils doivent rectifier l'article diffamatoire, ne pas rectifier exactement ces écrits ; d'autres encore, comme ceux du journal La Montagne, tout simplement refuser d'annoncer à leur lecteurs que je donnais une conférence à Clermont-Ferrand, abusant d'autre part du fait que ce journal est le seul quotidien de la région."
      },{
        "n": 77,
        "speaker": "Narrator",
        "refId": "ETTMTTP-1:77",
        "text": "Le chef des informations de ce journal m'a d'ailleurs reçu et m'a déclaré que jamais il ne serait question de moi ni de mes activités dans son journal. Tout ceci parce que lors de ma première émission de télévision, ils n'avaient pas apprécié que je ne les informe pas les premiers avant de parler de tout cela à l'ORTF... Sombre histoire et bien belle image de la liberté d'expression ! Ils ont même refusé de passer une publicité payante annonçant ladite conférence. Tandis que sur de pleines pages, s'étalaient dans le même journal des publicités pour des films pornographiques... Quant au journal Le Point, il avait tout simplement transformé une promenade des membres du MADECH1 sur les lieux de la rencontre en un rendez-vous manqué avec les Elohim... Et le tour est joué pour tenter de ridiculiser une association qui démarre. Il est évidemment plus facile et moins dangereux de s'en prendre, dans un journal de grande diffusion, au MADECH1 plutôt qu'à l'Eglise et à ses deux mille ans d'usurpation. Mais un jour viendra où ceux qui ont cherché à cacher ou à déformer la vérité regretteront leurs erreurs."
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